Projets passés
Promotion 2023-2025
Archéologie des périodes récentes en Amérique
Clélia Abadie, Charlotte Aghina, Emma Capon et Néïs Demellier (UP1PS)
Terminé en 2025, ce projet a donné lieu à la création d’une carte archéologique en collaboration avec Camille Noureddine, illustratrice et ancienne étudiante en arts plastiques de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Cette carte met en avant les régions et les peuples ayant été confrontés à la colonisation européenne sur le continent américain, entre les XVIIᵉ et XIXᵉ siècles.
Conçu comme un outil de médiation, ce support visuel permet la découverte d’une sélection de sites archéologiques, de l’Alaska au Chili, tout en mettant en lumière les histoires plurielles de ces peuples autochtones, souvent méconnues en Europe. La carte est consultable gratuitement en ligne. Elle a également été imprimée, à l’aide d’une technique de sérigraphie traditionnelle sur papier recyclé, et envoyée à différentes universités afin d’y être affichée. Un QR code intégré à la carte permet d’accéder à un site internet, au sein duquel l’histoire des sites sélectionnés et la méthode de production des cartes sont documentés.
Art Tactilis
Lila Casamirra, Chiara Mengasci, Elisa Perotti (UNIBO), Ambra Famiglietti, Iris Imbert et Antoine Leviel (UP1PS)
« Art Tactilis : explorer le passé à travers le toucher, la réutilisation et les techniques de la céramique » est une exposition ayant eu lieu à Trente, du 15 au 19 décembre 2025, en collaboration avec l’association Abilnova et la Fondation Caritro.
Cette exposition était consacrée au rôle et à la réutilisation des objets en céramique du passé. À travers un parcours plongé entièrement dans le noir, les visiteurs ont appréhendé l’archéologie sous le prisme du toucher, élevant ainsi l’accessibilité au rang de priorité.
Après une recherche bibliographique préalable, le groupe a rassemblé des reproductions d’objets archéologiques en céramique et collaboré avec un guide malvoyant, Giorgia Pizzini, pour conduire l’exposition. Le parcours de l’exposition était divisé en deux parties : l’une invitait les visiteurs à découvrir, par le toucher, plusieurs objets aux fonctions diverses, depuis le simple bol à la lampe, en passant par le pot de cuisson et deux ostraka (morceau de poterie utilisé pour voter à Athènes); l’autre prenait la forme d’un atelier pratique de fabrication d’un petit récipient en argile, permettant au public de se familiariser avec la manipulation de l’argile et les techniques anciennes de la céramique. Enfin, un catalogue d’exposition, également disponible en format audio, a été distribué à chaque visiteur à la fin de l’exposition.
Les résultats de ce projet ont été présentés lors d’une journée d’étude organisée par le Groupe de travail « Archéométrie des sens » du réseau CAI-RN. Une partie de l’exposition a également pu être présentée à Paris dans le cadre des Journées Européennes de l’Archéologie en 2025 et 2026.
Télécharger la version écrite du catalogue d'exposition (PDF, ENG, 1.04Mo)
Télécharger le flyer de l'exposition (PDF, FR, 7,58Mo)
REAL
Shana Dehédin, Lina Guelouza, Gwladys Jolivet et Gauvain Smagghe (UP1PS)
Le projet REAL avait pour but d’explorer les possibilités offertes par la modélisation 3D et la réalité virtuelle pour sensibiliser à l’évolution des environnements autour des sites archéologiques littoraux. L’objectif était de proposer une reconstitution d’un milieu côtier ancien à partir de données paléoenvironnementales, afin d’illustrer les transformations de ces espaces au fil du temps. Le projet a ainsi mis en évidence les conséquences du réchauffement climatique et de la montée du niveau de la mer sur ces zones fragiles.
Le projet s’est concentré sur le site archéologique de Beg ar Loued, situé sur l’île Molène au large du Finistère, dont les fouilles ont révélé les fondations d’une maison campaniforme (âge du Bronze). Cette dernière avait déjà fait l’objet d’une modélisation 3D par le Centre européen de réalité virtuelle (CERV). Cette première reconstruction a été intégrée, par le groupe, dans son environnement naturel ancien, permettant de visualiser l’évolution de la côte et du paysage entre l’âge du bronze et aujourd’hui. Enfin, le modèle a été optimisé pour une expérience de réalité virtuelle fluide, en ajoutant des panneaux informatifs sur l’archéologie environnementale et insulaire.
Le projet REAL a permis la visualisation concrète de données paléoenvironnementales complexes, constituant ainsi un outil de médiation et de sensibilisation aux transformations actuelles des espaces littoraux. Il a fait l’objet d’une exposition à la bibliothèque de l’Institut d’Art et d’Archéologie du 1er au 30 avril 2026.
Visiter le site web du projet REAL
Télécharger le poster de présentation du projet REAL (PDF, ENG, 18.3Mo)
Promotion 2022-2024
Biographies d’objets : dévoiler la création, la vie et la postérité des artefacts archéologiques
Belén Hernáez Martín, Betina Menegati Girardello (UCM), Anne Claire Leleu (UP1PS) et Hester Vegter (UNIBO)
Le concept de « biographie des objets », popularisé par Arjun Appadurai en 1986, invite les spécialistes de l’archéologie et des sciences sociales à étudier l’histoire des objets afin de mieux comprendre les enjeux socio-culturels qui leur sont associés.
Ce projet s’est concentré sur la conception d’une série d’activités consacrées aux différentes étapes de la vie des objets archéologiques : leur fabrication, leur utilisation, leur découverte lors des fouilles, leur restauration, leur conservation et leur mise en exposition. L’objectif était de mettre en lumière les aspects souvent méconnus ou invisibles de leur parcours, ainsi que les communautés auxquelles ils sont liés. L’exposition était également axée sur la médiation culturelle à travers le développement d’une approche participative.
L’évènement s’est tenu au Museo Arqueológico Nacional de Madrid du 12 au 14 juin 2024, à l’occasion des Journées Européennes de l’Archéologie. Il a été ponctué de démonstrations des techniques appliquées dans la taille du silex ou encore dans le tournage des céramiques. Plusieurs ateliers pratiques participatifs, consacrés à la fabrication du tissu ou encore à l’utilisation de la photogrammétrie ont également été organisés. Enfin, le musée a accueilli une conférence sur le cycle de vie des objets métalliques de l’âge de Fer ainsi qu’une série de posters scientifiques traitant du concept de biographie des objets.
Télécharger le programme de la conférence (PDF, ENG, 119Ko)
Télécharger le programme des posters scientifiques (PDF, ENG, 295Ko)
CAP : The Committed Archaeology Podcast
Marie-Estelle Ölz (UNIBO), Éléonore Desbazeille, Elisa Dieudonné (UP1PS) et Andrea Gómez Felipe (UCM)
L’objectif du Committed Archaeology Podcast (CAP) est d’aborder les enjeux contemporains de la discipline archéologique à travers les 4 défis définis par l’EUR ArChal : Environnement et changement climatique, Pouvoirs et inégalités, Conflits, mobilité et migrations, Techniques et innovation.
Le podcast propose d’aborder différents sujets liés à ces thématiques, tels que, par exemple, l’archéologie du genre, l’impact des conflits géopolitiques sur les missions de terrain, ou encore la question de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la recherche. Chaque épisode, enregistré en français, en anglais ou en espagnol, propose d’explorer un sujet en particulier sous la forme d’un entretien mené avec un chercheur. Grâce à l’aide de Maxence De Monteynard, ingénieur du son, le groupe a pu enregistrer une introduction ainsi que deux premiers épisodes. L’introduction présente les membres du projet et leurs parcours respectifs. Le premier épisode prend la forme d’un entretien avec Martin Sauvage, archéologue spécialiste du Proche et du Moyen-Orient, consacré aux enjeux de l’archéologie en contexte de conflit. Le second épisode propose une discussion sur la pertinence des notions de pouvoir et d’inégalités dans les sociétés andines préhispaniques, avec la participation de Romuald Hauss, chercheur à l’Institut français d’études andines.
À terme, le groupe espère pouvoir réaliser huit épisodes abordant les défis auxquels la discipline archéologique est aujourd'hui confrontée.
Reconstitution d’une recette Minoenne
Tiffany Aires Da Cruz, Evanthia-Stefania Kourti et Cloé Vibert (UP1PS)
Ce projet avait pour ambition la reconstitution d’une recette minoenne (âge du Bronze crétois) et sa remise en contexte.
Dans un premier temps, l’équipe a réalisé des reproductions expérimentales de marmites de cuisson, en collaboration avec un potier professionnel. L’objectif était d’utiliser des récipients similaires à ceux employés par les populations minoennes. La recette retenue, reconstituée à partir de données ethnographiques et archéobotaniques, a été élaborée à partir de trachanas (pâtes faites à partir de blé concassé, de boulgour ou de farine), d’agneau, de mouton et de légumineuses. Pour reconstituer les épices employées, le groupe s’est appuyé sur des tablettes rédigées en linéaire B (écriture syllabique de la civilisation mycénienne), découvertes sur des sites crétois de l'âge du Bronze.
En complément de ce travail, et afin d’explorer l’organisation spatiale des pratiques culinaires, un modèle 3D de la maison Ouest du site d’Akrotiri, sur l’île de Santorin, a été réalisé. Le groupe prévoit également la réalisation d ‘un documentaire retraçant l’ensemble des étapes de ce projet.
Le secret de Seydou : À la recherche du passé
Laura Léger (UP1PS/INALCO), Mathis Merlet, Elise Pinard et Salomé Tudoce (UP1PS)
Ce projet prévoyait l’édition d’un livret d’activités ludiques dédié aux enfants de 9 à 12 ans, inspiré du modèle des carnets de vacances. Conçu autour du défi 3 « conflits, mobilités et migrations », il met en scène Amara et son ami Élie, qui découvrent un secret au sein de la maison du grand-père défunt d’Amara. En mêlant bande dessinée, faits archéologiques et énigmes, l’objectif du carnet d’apprentissage est de sensibiliser les jeunes lecteurs aux liens entre archéologie et colonisation. Les questions de la restitution des biens culturels et du pillage des sites archéologiques sont notamment abordées à travers des jeux et encadrés contenant des « clés de compréhension ».
La mise en œuvre de ce projet a débuté par une recherche bibliographique portant sur les principaux concepts liés à l’archéologie et la colonisation. Le groupe a ensuite élaboré les storyboards et scénarios de la bande dessinée, avant de concevoir les activités du livret. Une fois cette première version finalisée, le groupe a interrogé des professeurs des écoles afin d’évaluer l’adéquation du contenu avec sa très jeune cible.
Le projet est actuellement en attente de publication, tandis que d’autres carnets consacrés aux 3 autres défis de l’EUR ArChal sont en cours de préparation.
Promotion 2021-2023
Les aventures de Jara
Morgane Bertrand, Vincent Cadenel, Nour Dautrey, Lucie Sanchez (UP1PS), Gaspard Mouge (UP1PS/INALCO) et Carlos Morato-Marqués (UCM)
Les aventures de Jara est un livre illustré destiné à un jeune public et pensé par ses auteurs comme un voyage à la rencontre des sociétés du passé et de leur techniques agricoles. Grâce à l’aide de l’illustratrice Alice Larchet, le groupe est parvenu à créer un livre pour enfant permettant de repenser nos modes de vie actuels et nos pratiques agricoles au sein d’un monde transformé par le changement climatique.
Le livre raconte l’histoire d’une jeune adolescente nommée Jara. Triste de voir les champs de ses parents dépérir, elle part à la recherche de solutions pour redonner des couleurs au monde qui l'entoure et découvre alors le vieux grimoire d'un archéologue au fond d'une bibliothèque. Ce dernier l’aspire dans le passé, la poussant ainsi à partir à la rencontre de différentes civilisations anciennes.
En savoir plus sur Les aventures de Jara (PDF, 1,70Mo)
Archeocycling
Yunus Kavruk, Sarah Tailliez (UP1PS), Vinca Michaelis (FUB) et Kai Chun Lennox Yeung (UNIBO)
Ce projet visait à la création d’un jeu de cartes centré sur les pratiques de recyclage du passé. Les participants sont invités à piocher une carte dans la période de leur choix - Paléolithique ou Antiquité – puis à réaliser différentes actions fondées sur la gestion des ressources et leur recyclage. À chaque manche, chaque joueur dispose ainsi de six points d’action, qu’il peut utiliser pour acquérir des ressources, les recycler et les valoriser, ou encore construire des outils ou des structures destinés à améliorer la prospérité de leur territoire et ainsi accumuler des points. La partie prend fin lorsqu’un joueur atteint le nombre maximal de points. Le groupe prévoit également une extension égyptienne, fondée sur des règles similaires.
Migrations et objets : une perspective archéologique
Eva Lefèvre, Tali Schlanger et Gaëlle Vegiotti (UP1PS)
Les recherches menées dans le cadre de ce projet ont abouti à la réalisation d’un livret explicatif consacré aux dynamiques migratoires et à la circulation des objets.
À travers l’étude de l’immigration mexicaine aux États-Unis et du travail de Tom Kiefer sur les objets confisqués à la frontière lors des traversées, le groupe met en lumière l’influence, peu documentée, des migrations sur des domaines tels que les religions, l’art, la science ou encore la gastronomie.
Le livret retrace ensuite l’histoire des circulations le long de la route de la Soie, en s’intéressant à la mobilité des individus au-delà des seuls échanges de marchandises. À cette fin, il prend l’exemple des marchands originaires de la Sogdiane (dans l’actuel Ouzbékistan) dont les activités commerciales et les comptoirs ont été documentés dans l’iconographie et les sources textuelles chinoises. La découverte d’objets sogdiens le long de la route de la Soie constitue également un témoignage précieux de leur présence et de ce qu’ils avaient choisi d’emporter avec eux.